Chaque année, en France, plus de 10 millions de tonnes d’aliments finissent à la poubelle (Source : France Inter). Au-delà du fait que le travail des agriculteurs est ainsi dévalorisé, on ne peut qu’être choqués quand on pense au fait qu’un milliard de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. (Pour plus de chiffres : Nutrition Impact)

Pour notre équipe, tout ceci n’a pas de sens. Ainsi pour ce deuxième article de la série « Anti-Gaspi – Une alimentation ZD » (pour le premier) nous vous présentons ce que propose OSE ZD sur cette thématique, ainsi que des exemples de partenaires qui entreprennent des actions pour éviter d’avoir le gaspillage alimentaire dans leurs boutiques.

Les ateliers OSE ZD

Afin de sensibiliser au gaspillage alimentaire vous nous verrez souvent en train de préparer les smoothies avec des fruits et légumes invendus, réaliser des tapenades savoureuses à bases de fanes de légumes qui partent trop souvent direct au compost, ou encore d’autres recettes chaudes et froides afin de montrer que même les « déchets » peuvent être très gouteux ! (Lisez l’article ici )

Dans la cuisine il y a aussi le Beeswrap, un emballage réutilisable qui sert à conserver et couvrir les aliments sans utiliser de plastique ou l’aluminium jetables. Nous pouvons aussi vous proposer des ateliers sur le compostage et l’utilisations de bocaux pour réduire le gaspillage alimentaire.

Sur le terrain

Il y a plusieurs étapes de gaspillage dans notre chaine alimentaire, entre les aliments jetés parce qu’ils sont « moches », ceux abimés en transit et ceux qui sont jetés par les supermarchés puis par les particuliers à cause des contraintes de DLC (Dates limites de consommation) ou les DDMs (Dates de durabilité minimum). Nous pouvons agir à la maison, mais les magasins et producteurs en amont peuvent aussi contribuer à la réduction du gaspillage. Quelques-uns de nos partenaires ci-dessous, tous commerçants, vous expliquent leurs démarches pour réduire les déchets à leur niveau :

Lirot Halles – Ballainvilliers

Catherine de Lirot Halles est primeur à Ballainvilliers. Anti-Gaspi, depuis plusieurs années, elle a mis en place un système de vente à prix cassés de fruits et légumes au poids, abîmés mais bien évidemment comestibles. Par son action, elle est un acteur dans la transition écologique. Elle participe activement à diminuer le gaspillage alimentaire mais aussi permet à des foyers moins aisés de s’alimenter sainement à moindre cout.

89% des légumes et 15% des fruits (les pommes et les poires) qu’elle vend viennent de producteurs locaux.

Day by Day – Antony

Autre actrice présente sur le territoire, situé à Antony (92). Hélène, est gérante de l’épicerie Vrac Day By Day. Elle vous propose de vous procurer des produits : alimentaires, d’hygiènes, cosmétiques, ménagers… dans des contenants réutilisables. D’abord, le VRAC empêche le gaspillage car on achète la quantité souhaitée et pas plus. Ensuite, Hélène n’a quasiment pas de perte. Lorsque ses bacs sont presque vides, elle réalise des petits sachets « fin de bacs » ou elle les met en dégustation. Cela permet de faire découvrir les produits aux clients. Quant aux gâteaux en morceaux au fond des bacs, elle en fait des remises anti-gaspi. 

Elle a toujours été sensible à l’écologie et a vécu étant jeune à la campagne. En tant qu’étudiante, elle achetait déjà des produits Bio. Depuis qu’elle s’est engagée personnellement dans la démarche Zéro déchet, Hélène réduit tellement ses déchets, qu’elle ne descend plus ses poubelle chaque semaine mais chaque mois !

Pour que l’ensemble de sa vie soit cohérent, cela fera maintenant 3 ans, qu’elle a ouvert la boutique Day By Day. Vous y trouverez 30% de produits bio, 70% produits de France et des savons, œufs, sacs, et livraisons de fruits et légumes locaux !

l’Atelier des Jardins Gourmands – Epinay-sur-Orge

Sylvie de l’Atelier des Jardins Gourmands situé à Epinay-sur-Orge, récolte des fruits venant des jardins des particuliers à partir desquels elle crée des confitures, compotes et pâte à fruits. Cela contribue à la réduction des déchets alimentaires et d’emballages car elle demande aussi à ses clients de lui rapporter leurs pots afin de pouvoir les réutiliser. Elle ajoute à ses fruits du sucre de betterave français qui ne provient pas de l’autre bout de la planète. Tout cela pour offrir des produits véritablement locaux. Enfin elle composte toutes les épluchures de fruits qu’elle produit, ce qui limite l’impact de son activité en matière de déchets ménagers.

Tout cela nous inspire…
  1. On peut se débarrasser de nos produits non consommés en les vendant à petit prix ou en les offrant
  2. Même si un produit n’est pas « beau » ça ne veut pas dire qu’il n’est pas bon à manger !
  3. On peut se fournir chez des producteurs locaux et se renseigner sur leurs pratiques afin de réduire notre empreinte écologique
  4. Nos fruits délaissés par terre ou mêmes ceux de nos voisins peuvent être collectés et convertis en confiture

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